Berne, avant de réserver
La vieille ville de Berne s’élève à 542 mètres sur une colline que l’Aar enveloppe d’une boucle, et elle figure au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1983. La ville se trouve sur l’axe ferroviaire principal de Suisse, qui relie Zurich, Bâle, Genève, Lausanne et Interlaken, et l’on y arrive en train plutôt qu’en voiture. Dès la gare, les arcades de grès prennent le relais presque aussitôt, environ six kilomètres de passage couvert bordé de fontaines, de boutiques et de caves voûtées.
Trois tronçons de cette colline déterminent où dormir. Autour de Bahnhofplatz et de la Zeughausgasse, la vieille ville est la plus proche des trains. En suivant la Gerechtigkeitsgasse vers le bas, les mêmes arcades de grès mènent vers le pont de Nydegg et le parc aux ours, sur l’autre rive. En contrebas de la vieille ville, le quartier du Marzili se trouve directement au bord de l’Aar, et l’Engehalbinsel, plus loin, occupe son propre parc, à l’écart du centre.
L’offre hôtelière va du Bellevue Palace, qui se présente comme l’hôte officiel du gouvernement suisse, à une auberge de jeunesse au bord de l’Aar, dans le quartier du Marzili. Entre les deux se trouvent des maisons de la vieille ville, sur la Zeughausgasse et la Hirschengraben, et un hôtel doté de son propre club de jazz sur l’Engehalbinsel. Nos relevés de prix datés font de l’auberge de jeunesse l’adresse la moins chère de cette sélection, loin devant les grands hôtels historiques.
Berne n’est pas une ville à saison unique : le parc aux ours reste ouvert 365 jours par an, et les arcades fonctionnent quel que soit le temps. Ce qui change, c’est ce qui s’y joue. Le Marians Jazzroom, à l’Innere Enge, propose de septembre à mai deux concerts par soir, du mardi au samedi, tandis que le restaurant Rosengarten n’ouvre sa véranda à la fondue que de mi-octobre à fin février. Les visites guidées gratuites du Palais fédéral ont lieu du mardi au samedi elles aussi, sauf quand les chambres siègent.











